Une conductrice de bus agressée par une passagère à Périgueux

Mardi, en fin d’après-midi, une employée de Péribus a été agressée par une cliente qui a pris la fuite 

Une conductrice de bus agressée par une passagère à Périgueux
Suite à cette agression, la circulation a été perturbée sur deux tronçons de lignes passant par le pont des Fainéants où les faits se sont déroulés ©

Illustration archives Arnaud Loth
Il était 17h30, mardi, lorsque cette conductrice chevronnée de Péribus, le réseau de transport urbain de l’agglomération du Grand Périgueux, a été agressée. Les faits se sont déroulés sur la ligne desservant la grande boucle intérieur, au niveau de l’arrêt du pont des Fainéants, juste avant d’arriver au rond-point des Poissons, devant l’établissement de nuit Le Rive. 

Une cliente qui, semble-t-il, ne voulait pas s’acquitter de son ticket de transport en montant dans le car, s’en est pris à la conductrice qui le lui faisait remarquer. Elle lui a alors asséné plusieurs coups, tant et si bien que l’employée de Péribus a fini par arrêter son véhicule. La cliente fautive en a alors profité pour prendre la fuite. 

Immédiatement, la victime a été prise en charge par les services de Péribus, puis transportée chez le médecin. En parallèle, le signalement de l’agresseur a été communiqué à la police nationale. 

Perturbations sur plusieurs lignes

Dans la foulée, la régie de transports en commun, les syndicats des agents Péribus et les responsables de l’agglomération se sont concertés et ont décidé de suspendre la circulation sur deux tronçons de lignes passant par cet arrêt : la ligne Montaigne-ZAE Marsac et la Montaigne-Coulounieix.

“Nous avons voulu marquer le coup, justifie Roland Goalen, directeur de Péribus. Avec cette action concertée, nous l’avons fait tout en évitant les actions isolées, et sans prendre en otages les usagers.” 

Plainte

Ce mercredi, les transports en commun ont repris normalement et la victime devrait déposer une plainte au commissariat de police de Périgueux

À Périgueux, si ce type d’incident est à déplorer une ou deux fois par an, cela est “plutôt minime par rapport à des villes de taille similaires, confirme le directeur de Péribus. Néanmoins, cela reste inadmissible.”