Publié le 30/01/2015 sud ouest

Depuis le début de la semaine, les usagers n’en finissent pas avec lesgalères de tram

Tram bordelais : les usagers exaspérés
Les usagers s’impatient© PHOTO

CLAUDE PETIT

 Comme le ciel maussade, hier, les usagers du tram A faisaient grise mine et un vent de colère soufflait dans les wagons bondés, suite aux incidents sur la ligne. « Ça fait plusieurs jours que c’est le bazar mais aujourd’hui avec la pluie, c’est le pompon », raconte un usager excédé, les cheveux trempés et qui refuse de poinçonner.

À 17 h 15, à l’arrêt Hôtel-de-ville, après un quart d’heure sans aucun tram, la petite voix TBC annonçait que la circulation redémarrait normalement. Mais le mal était fait : à l’heure de pointe, les passagers s’étaient tellement accumulés, qu’ils devaient parfois attendre trois rames pour pouvoir monter. Les Bordelais, parapluies aux bras et visages renfrognés, enjambaient les flaques et se bousculaient aux portes du tramway embué. « On attend gelés sous la pluie et après on est serrés comme des sardines. On va choper la crève », s’énerve une passagère. À Pey-Berland, la queue était longue pour avoir une place sous les abris, puis pour rentrer dans le tram.

Les perturbations étaient nombreuses ces derniers jours. Lundi à 18 heures, le tram s’est arrêté entre deux arrêts après la place Bir-Hakeim et les voyageurs hébétés, ont dû sortir en pleine voie, pour se diriger vers le pont de pierre. Une habituée raconte : « Hier matin, en allant au travail, j’ai eu la bonne surprise de voir qu’il n’y avait pas de tramway entre Terres-Neuves et gare Saint-Jean ».

« Le plus agaçant, c’est les panneaux d’information qui disent n’importe quoi. Les temps d’attente et les directions indiqués changent toutes les deux minutes », commente Maryse 62 ans, qui ajoute : « hier, j’ai embauché en retard donc aujourd’hui quand j’ai vu que le tram était bloqué à Stalingrad, j’ai décidé de traverser le pont de pierre à pied ».