En marge du festival qui se tient sur le campus de Bordeaux, un gros dispositif de sécurité a été prévu. Avant même le premier concert, les policiers ont procédé à diverses interpellations

Bordeaux : de nombreuses arrestations au festival Reggae Sun Ska
Le festival Reggae Sun Ska a ouvert ses portes hier à 16 heures. © Photo

Quentin Salinier

 Les clichés ont la vie dure. Mais sur le terrain, hier après-midi, l’équation facile festival Reggae Sun Ska égale consommation de produits stupéfiants s’est révélée exacte. À 18 heures, une heure avant le début des festivités, les policiers dénombraient déjà une quarantaine d’interpellations.

 

Il faut dire que les forces de l’ordre ont mis en place un gros dispositif de sécurité. Aussi bien autour du campus qu’à Bordeaux. En plus des agents de sécurité du festival privatisé et du service policier normal, quelque 150 à 200 autres policiers sont mobilisés.

Pour des contrôles routiers, afin de vérifier que les festivaliers ne se mettent pas en infraction au code de la sécurité routière en prenant le volant après avoir consommé de l’alcool ou des produits stupéfiants. Pour patrouiller et ainsi sectoriser et sécuriser les quartiers pavillonnaires et commerçants alentours. Et pour contrôler, dans les moyens de transports que sont trains, tramways et bus.

Pas de camping sauvage

Sur réquisitions du procureur, les policiers ont en effet le droit de contrôler et palper les individus et d’ouvrir le coffre de leur véhicule. La priorité affichée est nettement celle de la lutte contre les dealers. « Outre les problèmes de santé publique que cela peut poser, certains profitent de ce genre de rassemblements pour faire de l’argent », sait d’expérience un commissaire bordelais.

Vers 15 heures, un jeune de 19 ans de la région parisienne a été contrôlé alors qu’il installait ses propres enceintes. Après une palpation et une fouille de son fourgon, les policiers ont retrouvé quelque 150 g de champignons hallucinogènes. Il a été ramené au commissariat. Un peu plus loin ce sont des jeunes qui se faisaient leur nid pour le week-end en dehors du camping officiel à 10 euros qui ont été délogés. Des arrêtés municipaux, pris à Pessac, Talence et Gradignan interdisent en effet le camping sauvage.

Le reste des personnes ramenées au poste concerne des jeunes consommateurs interpellés avec de l’herbe de cannabis ou de la résine. Au second étage du commissariat central, un pôle de commandement judiciaire a été installé, qui distribue les dossiers afin qu’ils soient traités au plus vite. Le parquet de Bordeaux a fait le choix de procédures simplifiées. Peu de gardes à vue, confiscation du produit et sanction immédiate.