lundi 17 février 2014
 

 

Bordeaux : des salariés de Ford Blanquefort manifestent devant la préfecture

  La direction Europe du constructeur est aujourd’hui lundi à Bordeaux. A l’appel des syndicats, des salariés, détenteurs d’une pétition, manifestent devant la préfecture.

  • Bordeaux : des salariés de Ford Blanquefort manifestent devant la préfecture
    Usine de FAI Blanquefort. La production de la nouvelle boîte de vitesse 6 F 35 est encore loin de son optimum. © Photo

    Archives G. BONNAUD
  • Bordeaux : des salariés de Ford Blanquefort manifestent devant la préfecture
    Les salariés ont remis une pétition aux représentants de Ford © Photo

    capture d’écran Laurent Theillet
  • Bordeaux : des salariés de Ford Blanquefort manifestent devant la préfecture
    Usine de FAI Blanquefort. La production de la nouvelle boîte de vitesse 6 F 35 est encore loin de son optimum. © Photo

    Archives G. BONNAUD
  • Bordeaux : des salariés de Ford Blanquefort manifestent devant la préfecture
    Les salariés ont remis une pétition aux représentants de Ford © Photo

    capture d’écran Laurent Theille

A l’appel des syndicats, une manifestation de salariés a accompagné la réunion au sommet prévue ce lundi matin à la préfecture de région à Bordeaux, où le préfet, Michel Delpuech a convoqué un comité de suivi de l’accord signé le 23 mai 2013 relatif au projet industriel de First Aquitaine Industries (FAI), le nouveau non de l’usine de Ford de Blanquefort.

 

Celui-ci mentionnait l’objectif de Ford d’employer sur le site 1000 salariés en CDI. Dans cet accord, l’État et les collectivités locales s’engageaient à verser quelque 12 millions d’aides diverses pour maintenir et développer ce site industriel majeur de l’agglomération bordelaise qui avait bien failli fermer ses portes définitivement au début de la décennie. Le constructeur automobile de la banlieue de Détroit est bel est bien de retour en Gironde. Il a investi quelque 116 millions d’euros dans l’usine de Blanquefort. La production d’une nouvelle boite de vitesse automatique 6F 35, destinée aux véhicules moyen et haut de gamme en Europe, a démarré. Une autre pièce, un carter avant de moteur en aluminium, baptisé Fox, sort lui aussi, à petite cadence pour le moment, des chaînes de l’usine. Il équipe les moteurs trois cylindres, économes en émission de CO 2. Un troisième projet est en phase de développement : il s’agit du composant principal d’un double embrayage de boîte automatique construite par Ford et Getrag dans une usine slovaque. Aujourd’hui, on compte bien 1081 salariés à l’effectif de l’entreprise.

Le problème est que le constructeur a eu recours, avec l’assentiment des pouvoirs publics, à de longues périodes de chômage partiel : près de 1,2 million d’heures depuis 2011. Au premier semestre 2014, 118 000 heures seront à nouveaux chômées, donc payées par la collectivité.

La production de la 6 F 35 est encore loin de son optimum. Celle du Fox ne monte que progressivement en puissance. Et la fabrication à Blanquefort du double embrayage ne démarrera qu’en juillet. « Nous sommes loin du compte et nous estimons que Ford joue de l’argent public », estime Gilles Penel, élu CGT au comité d’entreprise. Les salariés ont remis ce matin à Wolfgang Schneider, le directeur des relations institutionnelles et à Dirk Heller, le directeur industriel moteur et transmission, une pétition demandant l’engagement d’une nouvelle production, pour garantir l’emploi. Les collectivités seront autour de la table. « Nous sommes confiants mais vigilants sur ce dossier » indique Vincent Feltesse, le président de la Communauté urbaine de Bordeaux.