Faits divers samedi 29 décembre 2012

L’accident s’est déroulé jeudi matin, avenue Fréville, à Rennes.

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Nicolas Louedoc Ouest-France

L’autopsie pratiquée vendredi sur le conducteur de bus décédé avenue Fréville, à Rennes, a révélé qu’il a été tué en essayant de retenir le véhicule qui descendait une pente dans le quartier du Blosne.

Il glisse et tombe

Vers 8 h jeudi, le car des Transports d’Ille-et-Vilaine, une filiale de Veolia, se gare sur le parking des bus, avenue Henri-Fréville à Rennes. Damien Molto, 27 ans, le conducteur, fait une pause entre deux services. Il prend sa sacoche, descend du bus et se dirige vers l’arrière. Il se rend compte aussitôt que le bus commence à dévaler la pente du parking.

L’homme tente alors de retenir son véhicule, qui menace de percuter le bus venu se garer derrière lui. Mais il glisse et tombe sur la chaussée mouillée. Il est coincé sous le bus de 19 tonnes, qui lui roule sur le corps. Dans un dernier effort, il se couche sur le trottoir avant de s’évanouir. Son bus percute celui de derrière et étoile le grand pare-brise.

Le frein automatique, pas sécurisant

Ses collègues l’ont trouvé là. Malgré les efforts des sauveteurs, le blessé meurt peu après. Damien Molto avait travaillé à la RATP en région parisienne et connaissait bien son travail.

Le parquet de Rennes a ordonné une expertise du véhicule. Les consignes de sécurité sont claires : le conducteur doit mettre son frein à main quand il se gare sur un parking. Le système de freinage qui s’active quand les portes s’ouvrent est considéré comme « secondaire » par les professionnels. Il n’est donc pas assez sécurisant, surtout quand le bus est dans une pente.

L’expertise et l’enquête, menée par la police, devront dire comment le bus s’est mis en mouvement après la descente du conducteur. Le frein à main était-il défectueux ? Ou le chauffeur l’a-t-il oublié, pensant que le frein secondaire suffisait ?

Serge LE LUYER