Les syndicats ont obtenu des moyens policiers supplémentaires dans les zones à risques . Néanmoins l’opposition au maire de Clermont et les syndicats veulent la création d’une police des transports . Le prefet a suggeré l’instalation de caméras dans les zones à risques et l’arrachage de certaines haies abritant les vandales . La Mairie de Clermont refuse de payer les installation vidéos.
Quelques jours plus tard, un tram a été attaqué par un cocktail molotov …
 
Article de La Montagne: journal auvergnat 28/11/2012

À l’issue de leur garde à vue hier matin, les six mineurs soupçonnés d’avoir lancé un engin incendiaire contre le tramway, dimanche, ont tous été mis en examen. Ils pourraient être jugés dans les prochains mois.

Ils ont passé près de quarante heures en garde à vue. Deux nuits, seuls, dans les cellules de l’Hôtel de police à Clermont-Ferrand, avant d’être déférés devant le procureur de la République, puis de passer la soirée dans le bureau du juge d’instruction. Les six adolescents, dont quatre âgés de 13 ans, avaient été arrêtés dimanche soir dans le quartier des Hauts-de-Chanturgue, soupçonnés d’avoir lancé un cocktail Molotov contre le tramway. Au terme de ce véritable marathon judiciaire, ils ont tous été mis en examen pour violences volontaires en réunion et avec arme, et placés sous contrôle judiciaire. Comme pour montrer l’exemple.

1- Les deux plus âgés du groupe. Les deux garçons de 17 et 14 ans ont été envoyés, dès hier soir, dans des centres éducatifs fermés, à l’extérieur du Puy-de-Dôme. Loin des Hauts-de-Chanturgue. Le plus âgé était déjà connu de la justice pour des faits de violences. Compte tenu de ses antécédents judiciaires et de son profil « inquiétant » selon les enquêteurs, le parquet avait requis à son encontre un placement en détention provisoire, dans un quartier pour mineurs. Le juge en a décidé autrement.

2- Les quatre autres mineurs. Il s’agit de trois jeunes filles, toutes âgées de 13 ans, et d’un garçon de 13 ans également. Mis en examen hier soir, ils ont quitté le palais de justice libre, mais sous liberté (très) surveillée. En clair, tous sont placés sous le contrôle de la Protection judiciaire de la jeunesse jusqu’à leur majorité. Toute une série de restrictions leur sont également imposées au quotidien : interdiction de sortir de leur domicile après 20 heures, obligation de scolarisation… Au premier écart, ils risquent la prison.

3- Et maintenant ? L’enquête est entre les mains d’un juge d’instruction. À lui de faire la lumière sur le rôle exact de chacun des six jeunes dans le guet-apens tendu dimanche soir au tramway. « Il reste des points à éclaircir », confirme une source policière. À l’issue de l’instruction, le juge décidera s’il renvoie ou non les adolescents devant un tribunal pour mineurs. A ce stade, ils sont présumés innocents.

Stéphane Barnoin