Hier, les rencontres entre la direction de Kéolis et l’intersyndicale Unsa-CFDT n’ont pas permis d’éviter l’arrêt partiel des bus Qub, ce samedi. Le point.

Galère en vue, ce samedi, pour les usagers des bus Qub. Malgré deux réunions, hier, entre les syndicats et la direction de Kéolis, les négociations sont au point mort. Le préavis de grève déposé par l’intersyndicale Unsa-CFDT pour les samedis 10, 17, 24 et 31 décembre sera mis en application. Le trafic sera perturbé aujourd’hui. Les conducteurs de bus manifesteront à 10 h, le long des quais.

La position des syndicats

L’intersyndicale réclame une refonte horaire des lignes de bus et des temps de battement suffisants en bout de ligne pour absorber les retards. Elle demande que les pauses de 20 minutes obligatoires soient garanties : « Des conducteurs culpabilisent d’aller aux toilettes, faute de temps », s’ébahit l’intersyndicale. Elle souhaite la création d’un poste à l’atelier. Et revendique une prime pour « réparer la dégradation des conditions de travail ».

« La direction veut casser la grève, soupire l’intersyndicale. Elle a changé le temps de travail des intérimaires pour pallier le manque de conducteurs lié à la grève. C’est illégal. Tout comme les modalités de retrait du salaire des grévistes. »

La réponse de la direction

« On respecte la loi sur les temps de pause, assure André Lepers, directeur de Kéolis. Si on appliquait les propositions syndicales, il faudrait réduire le nombre de dessertes pour les clients. Nous avons déjà fait des modifications sur la ligne 9, on en propose sur la ligne 1 Mais il n’y a pas d’embauche prévue pour l’instant. »

L’agglo en ligne de mire

« En signant la convention de gestion du service public des transports urbains avec Kéolis, l’agglo nous a oubliés, tempête l’intersyndicale. Elle a refusé d’inscrire au cahier des charges le volet social présenté par le personnel. L’agglo économise 75 000 € pour un service rendu supérieur. Kéolis remonte de plus en plus d’argent. Nous, salariés, on en perd. Est-ce aux salariés de payer ? Le coût des temps de pause que l’on réclame représenterait 1,5 % du budget transport de l’agglo. Ce n’est pas insurmontable. Nous avons reçu un courrier du vice-président de l’agglo chargé des transports. Il a pris conscience que le contrat a des conséquences sur le personnel, mais se dit convaincu que les choses s’amélioreront »

Reprise des négociations lundi

La direction de Kéolis rencontrera à nouveau l’intersyndicale, lundi, à 17 h.