PARIS – La CGT d’Areva a suggéré jeudi à l’Etat, actionnaire du groupe à près de 90%, de lancer une opération de rachat de l’ensemble des actions, estimant que le nucléaire doit rester sous contrôle public.

Lensemble des activités du nucléaire doit reposer sur les fondamentaux des plus hauts niveaux de sûreté et de sécurité, affirme dans un communiqué le syndicat, alors que le groupe présente lundi un plan d’action stratégique prenant en compte les conséquences de l’accident de Fukushima.

La CGT, premier syndicat d’Areva, propose à lEtat actionnaire de lancer une opération de rachat de lensemble des actions mises en bourse au printemps dernier afin de se séparer des exigences de marché incompatibles avec les activités aussi sensibles et exigeantes que le nucléaire.

Le syndicat souligne la gestion désastreuse de laccident nucléaire au Japon par lélectricien TEPCO, entreprise très majoritairement privée qui est, selon la CGT, révélatrice dattitudes et de choix opérés pour privilégier avant tout le capital des actionnaires.

Le niveau dexigences de rentabilité et le calendrier envisagés par lEtat sont irrecevables et irresponsables, ajoute le syndicat qui reproche au gouvernement d’exiger une profitabilité à deux chiffres jusqualors jamais obtenue depuis la création dAreva.

Le groupe a reçu comme objectif de parvenir dès 2013 à 500 millions d’euros d’économies annuelles, puis 750 millions d’euros d’ici 2015, soit 9% de ses coûts.

Prenant acte de la décision gouvernementale de n’autoriser aucune suppressions d’emploi, le syndicat s’interroge toutefois sur la réelle validité de cet engagement après la présidentielle de 2012 et réclame, en garantie, un plan de gestion prévisionnelle de l’emploi.

AREVA

TOKYO ELECTRIC POWER

(©AFP / 08 décembre 2011 15h59)